De Stéréo-Club Français.

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Graphiste à l'origine (plutôt exécution que création) né en 1959 à Paris, je m'intéresse volontiers à la photographie et à la vision en 3D. Mes connaissances en stéréographie sont essentiellement intuitives et empiriques, donc ne m'en veuillez pas si je ne comprends pas ou si je ne respecte pas toutes les subtilités dans l'art et la manière d'envisager ou de représenter la transposition du monde tridimensionnel sur une surface plane :)

Visitez mes galeries : [anaglyphes], [couples] et [wiggles]

 La Tour Eiffel éclairée de bleu
La Tour Eiffel éclairée de bleu

Comment j’ai découvert la stéréoscopie

Enfant, j'ai souvent appliqué la stéréoscopie naturellement sans vraiment savoir ce que je faisais. Par exemple, couché sur la banquette arrière de la voiture de mes parents, je m'amusais à jouer visuellement avec les perforations en quinconce de la toile tendue du plafonnier de l'auto, me donnant l'impression de voir un champ de points noirs fantômes flottant entre le plafond et moi, et le caressant des doigts pour en évaluer la distance (ce qui en affectait l'effet).

Trop petit en taille pour aider ma grand-mère dans le jardin à pendre le linge, j'avais remarqué qu'il m'était impossible d'évaluer la distance de la corde à linge pour l'attraper (si il n'y avait aucune pince accrochée dessus et si mes yeux étaient dans l'alignement de la corde) mais que cette incapacité disparaissait en inclinant la tête à 90°...

Autre questionnement d'enfant : si ma main droite était à gauche dans un miroir, autrement dit, si tout s'inversait selon un axe de symétrie vertical, était-ce dû à l'orientation de nos yeux à l'horizontale ? Je me demandais si des êtres ayant les deux yeux l'un au-dessus de l'autre voyaient leur reflet inversé selon un axe de symétrie horizontal, c'est-à-dire cul par-dessus tête...

Sans que cela ait un rapport direct avec la stéréoscopie, je m'amusais aussi à dessiner des anamorphoses, la tête couchée sur mon coude (je me tenais très mal en classe), ce qui donnait des gribouillis très allongés que seuls les camarades avertis pouvaient décrypter.

Je passe sur les collections de stéréocartes et disques pour visionneuses View Master, c'était comme un jouet pour moi et je n'en ai pas mesuré l'importance au point de regretter maintenant d'avoir tout laissé quelque part dans un carton de déménagement oublié dans quelque grenier.

Adepte de la vision libre, j'étais étonné de constater que quasiment personne ne jouait avec la convergence des yeux, comme si loucher était un acte impudique ou dangereux. Et si je prétendais voir le relief sur des couples d'images stéréo sans lunettes, on ne me croyait pas.

Les anaglyphes

J'ai découvert les anaglyphes vers l'âge de seize ans, je me rappelle encore très nettement avec émotion les circonstances de cette découverte-révélation : Boulevard Saint-Germain à Paris, dans la vitrine d'une librairie (la Librairie Vuibert devenue Eyrolles aujourd'hui), l'illustration d'une forme géométrique sur la couverture d'un petit fascicule a attiré mon regard, un octaèdre inscrit dans un cube tous deux rouge et bleu, avec une légère différence dans la perspective... J'avais tout compris en un clin d'œil ;-) Les mois suivants, je dessinais directement avec les lunettes rouge et bleue sur le nez, de quoi vraiment se flinguer les yeux !

Mon matériel

C'est simple, je n'ai aucun matériel stéréoscopique, ni pour les prises de vues ni pour la projection.

Oh si, lors d'un concours, j'ai gagné un objectif Vivitar Q-Dos qui simule un anaglyphe en jouant sur le flou de la profondeur de champ (deux filtres rouge et bleu à l'intérieur qui, par la réfraction, décalent les flous avant et arrière d'une mise au point, j'en parlerai) mais l'objectif n'a qu'une lentille frontale donc ce n'est pas de la vraie 3D.

Pour la photo, j'utilise actuellement un appareil numérique Sony DSC-R1, me contentant d'une simple prise de vues cha-cha et je rétablis le repérage des vues sur un Macintosh G4.

Mes galeries

Mes publications

  • Deux pages d'explications sur les anaglyphes dans Jeux & Stratégie n°19 de février 1983, visibles ici.
  • La publication d'un anaglyphe en page d'éditorial de Science & Vie Micro, visible ici

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